15/04/2025 UNE REPRODUCTION TOUJOURS DIFFICILE !

Sur les 4 pontes observées, un seul poussin est né !

Certaines pontes ont eu lieu sous l’œil de caméras disposées dans les nids. Aussi cela permet de documenter les causes des échecs des éclosions.

Si l’an dernier, un Grand Corbeau avait profité d’un instant où le nid était sans surveillance des gypaètes, pour casser un œuf (excellent apport en protéines) ; cette année, les causes des échecs sont autres.

Dans un cas, le jeune mâle a refusé de couver l’œuf alors que normalement mâle et femelle participent à l’incubation des œufs. L’œuf est donc resté trop longtemps sans être couvé, par temps très froid. Les chocs thermiques répétés ont empêché le développement d’un possible embryon.

Pour un autre couple, les deux œufs n’ont pas éclos sans que l’on en connaisse la cause pour l’instant.

Dans un autre nid, quelques jours avant l’éclosion, l’œuf était cassé sous la femelle quand elle s’est levée. Il n’y avait pas de poussin dans cet œuf.

… Mais un couple est en train d’élever un poussin dans son nid actuellement ! Il est âgé d’un peu plus d’un mois. Ce gypaète, source d’espoir, devrait quitter son nid seulement en juillet !

Durant cette période d’incertitude et de risques jusqu’à l’envol du jeune, les nourrissages artificiels ont été intensifiés pour éviter que les membres du couple ne s’absentent trop longtemps du nid à la recherche de nourriture, tant pour eux-mêmes que pour nourrir le jeune gypaète… L’alimentation joue un rôle essentiel pendant cette phase. En effet, ce gypaète qui pèse 150 g et mesure une dizaine de centimètres à la naissance, atteindra sa taille adulte en seulement 4 mois, avec un poids compris entre 5 et 6 kg et une envergure d’environ 2,80 m !

illustrations : Robin Raffalli & Isabelle Istria